Article – Débordement d’émotions : politique de l’autruche ou du condor des Andes ?
condor des andes en vol

Article – Débordement d’émotions : politique de l’autruche ou du condor des Andes ?

Boîte-à-outils

La grande qualité de notre civilisation est d’encourager nos contemporains à trouver du sens, à libérer la parole, à mettre en mots les maux. Nous ne souffrons pas plus ni moins que nos ancêtres. Mieux : nous disposons à notre époque d’outils innombrables pour décrypter la souffrance, l’accompagner et la dépasser et enfin atteindre ce bonheur auquel tout être humain a droit.

Parole libérée

Abusons donc des bonnes choses et prenons de la hauteur : ne restons pas englués dans nos sensations, nos émotions que nous peinons si souvent à reconnaître. Ne vivons pas sans les exprimer, sous peine de rester seul avec notre solitude et de nous exposer à un comportement de parade, voire … à une addiction. Mettons dans la poche la difficulté de nous dévoiler – qui frise parfois le sentiment de honte ou d’humiliation – et libérons la parole. Cela appelle en nous un effort, en particulier quand nous avons pour sloggan que le silence est d’or… ou bien que nous sommes plus « mer morte » que « torrent babillard ».

Une chance

Prenons soin de nous, délibérément, au moment que nous avons choisi. Offrons-nous cette chance de remettre du lien, une circulation, entre notre corps, notre psychisme et nos émotions, et de retrouver une unité intérieure. Sortons la tête du sable, montons en altitude pour écouter la souffrance qui existe dans nos liens à l’autre et dans nos attachements et valorisons notre capacité à utiliser la souffrance et à la transformer pour faire advenir le changement.

Vivants !

A regarder notre histoire individuelle et notre histoire de couple, nous pourrons ainsi reconnaître la part intouchable de notre vitalité et nous en sortirons gagnants, au présent. Et nous emmènerons avec nous notre conjoint, nos proches.