Article – Vie de couple : vers la croissance verte ?
couple chute d'eau

Article – Vie de couple : vers la croissance verte ?

Biodiversité conjugale et familiale

Et si nous aspirions au développement conjugal durable ?

Au sein de leur couple, les conjoints ont – généralement – choisi de partager les mêmes conditions de milieu, dans un espace-temps identique et de s’immerger ainsi dans la biocénose conjugale –  vocabulaire de spécialiste ! De ce fait, ils se trouvent tous deux confrontés à la biodiversité de la vie de couple, que l’on songe à la dissemblance des espèces masculine et féminine ou à la variété des organismes qui gravitent autour d’eux (enfants, belle-famille, engagements extérieurs, …).

Prévention

Certains couples ont la chance de ne pas avoir de difficultés dans leur relation conjugale – ou si peu-, parce qu’ils ont su anticiper les risques par une prise de conscience précoce, et par conséquent prévenir les catastrophes ou s’en protéger activement, en limitant leurs effets.

Changement climatique

Pour d’autres couples, il arrive que les différents facteurs naturels et humains propres à la vie conjugale et donc évolutifs,  conduisent à une variation du climat conjugal telle, qu’elle prenne l’aspect d’un véritable changement climatique. Cette modification climatique révèle une altération de la relation de couple, proche, selon les situations, du réchauffement ou … de la glaciation. Elle comporte son lot de souffrance, ses dispositifs d’alerte, et l’éventuelle intervention de « secours » extérieurs, qui sont autant de solutions – plus ou moins appropriées – pour les conjoints, qui tentent alors de sortir par tous les moyens de la spirale infernale de leur relation dégradée.

Vers une gestion intégrée

Dans une situation ainsi altérée, le cœur du sujet est de savoir comment passer de la gestion de crise à la gestion intégrée, qui puisse donner au couple – à ses débuts et pendant toute son existence-, les outils pour intégrer l’ensemble des facteurs -notamment psychologiques-, qui fondent puis animent le couple. Il n’est jamais trop tard pour apaiser les dommages causés par la réalisation d’un projet conjugal et pour retrouver (ou développer) de bonnes pratiques conjugales, qui sont ces outils permettant à la fois d’améliorer la situation, de réduire les risques en réinjectant de la confiance et aussi la croyance que, par la participation de chacun des membres du couple au projet conjugal, par une émulation à adopter un comportement plus respectueux de la sphère conjugale et donc de l’autre, l’écobénéfice sera de taille.

Bioremédiation

Osons le dire : le couple est résilient. Il a, comme certains écosystèmes, la capacité de résister à des altérations ou à des perturbations qui ont pu à un moment ou à un autre affecter sa structure ou son fonctionnement, et ainsi trouver à terme un nouvel équilibre et – pourquoi pas – y survivre.

Cette gestion intégrée permet aux conjoints d’économiser du temps et de l’énergie (et ne le nions pas : de l’argent) car elle valorise les ressources de chacun, au profit de l’entité « couple ». Elle appelle chaque conjoint à agir à la source, en prenant soin d’entretenir son lien d’amour, de nourrir la relation conjugale, de s’approprier, de mettre en œuvre et de mener à bien un travail relationnel qui soit orienté vers le bien commun.

Dans ce cadre, l’entretien de conseil conjugal et familial pourrait agir comme une bioréhabilitation (que nos voisins anglais traduisent avec à-propos par le terme de … « bioremediation »).